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Barbe’n’Blues – Des soins nantais pour barbe !

Barbe’n’Blues – Des soins nantais pour barbe !

1/ Bonjour Swann, première question à froid : homme barbu ou pas du tout ? 

Bonjour ! À l’heure actuelle, on ne peut pas dire que je sois barbu, mal rasé plutôt. J’ai porté une barbe, une « vraie », bien longue, durant 5-6 ans puis, l’envie de changement sans doute, il y a de ça deux ans, j’ai fait table rase du passé et tout coupé. Chut, Faut pas le dire, mais… la véritable raison qui m’a poussé à supprimer cette barbe, c’est qu’elle était devenue trop à la mode.

 

2/ En vrai, qui es-tu et que proposes-tu ? 

Je suis un nantais de… euh… 33 ans. 33 ans pour quelques jours encore, oui. Mince, ça file ! Papa de deux enfants, wouah comme ils sont beaux et futés, et mec d’une gonzesse, wouah comme elle est jolie et brillante !

Que proposé-je ? Là, je te proposerais bien d’aller boire un diabolo menthe au bistrot du coin mais je suis pas sûr d’être dans le thème pis en plus j’aime pas trop la menthe… Professionnellement parlant, je propose des soins pour les hommes, certifiés bio (les soins, bio, pas les hommes), artisanaux et fabriqués en France.

 

3/ Tu étais l’un des premiers à te lancer sur le marché des produits pour la barbe. Quelle est ta vision actuelle et future du marché ?   

 Je vois pas bien… Bouge pas, j’enfile mes lunettes. Ah oui, c’est mieux là. Ma vision actuelle du marché des produits pour la barbe est forcément tronquée. Barbe N Blues a été la première marque à proposer des huiles à barbe fabriquées en France, tout était à faire, à inventer. Il a fallu « éduquer » les gens, particuliers mais aussi professionnels, leur expliquer ce que c’était, créer la demande en quelque sorte. Plusieurs leviers ont dû être actionnés. Et ça, ça a été un travail de longue haleine, assez laborieux. Bon, quand je dis laborieux, faut remettre les choses à leur place, j’ai pas soutenu une thèse ou soulevé des parpaings 60 heures semaine sous 40 degrés… (Pour l’avoir fait lors de la construction de ma maisonnette, bah, c’est pas la même histoire… les parpaings, ça abîme les mains pis ça pique le dos).

En partant de ce constat, pour être tout à fait sincère avec toi, je vois l’essor de ce marché d’un mauvais œil, un peu comme si je le regardais à travers un œil de Juda. La concurrence (il en faut bien !) est arrivée le fusil sans la fleur, le terrain était tout prêt, déminé, il n’y avait plus qu’à se baisser pour récolter les légumes et lever le bras pour récolter les fruits. C’est le jeu… Si seulement cette concurrence était loyale, singulière…Le client d’aujourd’hui, le lambda, le non-initié, ne sait pas qui a copié qui, hélas ! Potentiellement, pour eux, cela peut être moi… Rahhh ! Tiens, ça mérite même un autre point d’exclamation. Rahhh !! Comment ça je suis remonté ? Je suis naïf ? Non, non… Si ? Ah bon…

Mince, où j’en étais déjà… j’ai perdu le fil de mes pensées mal ficelées. On devait aller faire un tour au marché pour boire un diabolo fraise, c’est ça ?

Pour résumé, il y a dorénavant un paquet de marques à proposer des soins pour barbe, et ça, dans l’idée c’est plutôt cool, il y a de la place pour tout le monde et pour le client, plus il y a de choix, mieux c’est. Le problème étant…

Quoi qu’il en soit, pour le futur, va falloir compter sur Barbe N Blues ! J’ai levé un peu le pied ces deux dernières années, sûrement à cause des points susmentionnés, mais attention… Retour !!!

 

4/ Tu es seul à gérer un site e-commerce depuis 2013 ? Ce n’est pas trop difficile ? Quel est ton quotidien ? 

Non, ce n’est pas trop difficile, comme dit plus haut, je suis lucide sur le truc, je ne me ruine pas la santé et les mains en gérant Barbe N Blues. Mais comme tout travail, cela demande du temps. Il faut gérer l’expédition des commandes, les réassorts des produits, étiquettes, contenants, l’élaboration de nouveautés, la comptabilité, les réseaux sociaux, les relations presse, le marketing… Le plus compliqué finalement, quand tu es seul, est de ne pas perdre en motivation, de ne pas lever le pied… Personne pour t’aider à maintenir le cap. Mon pire ennemi, c’est Georges Brassens… Quand je l’écoute trop, ce qui arrive quand même ‘ach’ment souvent, la sentence ne tarde pas à tomber. Je me dis : « Mince, qu’est-ce que je fais là, quel est mon dessein ? ». Me viennent alors des envies d’autres choses ; un stylo, du tabac froid et des copains avec qui boire un diabolo citron ! En ce moment, je l’ai mis en sourdine le Georges.

 

5/  Tu viens de refondre ton site web ? Quel conseil donnerais-tu à un e-commerçant qui voudrait t’imiter ? 

Oui, le site Barbe N Blues est tout beau tout neuf, t’as vu ? Je suis ravi ! Si j’avais un conseil à donner, déjà, ça serait de ne pas imiter… Pardon… Un conseil ? Faire confiance à de vrais professionnels du domaine. Pas facile de dissocier les bons des charlatans…

Pour la refonte, j’ai choisi de travailler avec une agence nantaise, l’agence KHOSI. La tienne donc. J’ai le droit de le dire ça ? Au fait des dernières spécifications, soucieuse du détail, à l’écoute, réactive, jeune et dynamique, la #TeamKHOSI a fait des merveilles. Un conseil ? Team Khosi. Deux conseils ? Poignée de Main Virile (pour la partie graphique & développement) et du temps (beaucoup de temps).

 

6/ Des projets pour Barbe N Blues en 2019 ? 

 Plein de projets ! Déjà, va falloir relancer la machine après deux années plus ou moins silencieuses. Comme on l’a vu, la e-boutique a fait peau neuve. Je vais maintenant me concentrer sur l’élaboration de nouveaux produits.

 

7/ Pour terminer, la Barbe c’est ta seule passion ou on peut te retrouver sur d’autres terrains moins poilus ?

 La barbe n’a jamais été ma passion, non. Proposer des soins de qualité aux barbus, et non barbus, c’est mon travail. Ma passion, c’est ma famille, les arbres, la pluie, les oiseaux, c’est les livres, la poésie, le cinéma et les rigadeaux.  Aussi, je me suis lancé dans l’écriture d’un roman, il y a de ça quasi deux ans. Il a été terminé 10 fois, recommencé 9 fois, prêt à être expédié aux éditeurs 8 fois. Mais, c’est décidé, d’ici le second trimestre 2019, satisfait ou non, je le soumets ! Et s’il ne passe pas, j’en écrirai un autre, puis encore un autre…avec, en fond sonore, les chansons de Georges Brassens. « Quel que soit le temps que ça m’prenne*, quel que soit l’enjeu… »

Nota orthographe : Que ça me prendra, ou prend, mais Sheller l’a tourné ainsi dans sa jolie composition – Un homme heureux

Catégories de l’article : L'histoire des p'tits LU,
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