4 conseils à suivre avant de créer son entreprise

4 conseils à suivre avant de créer son entreprise

Vous souhaitez créer votre entreprise et développer une idée qui vous tient à cœur ?
Depuis sa création en 2009, le statut d’auto-entrepreneur a convaincu plus d’un million de français. La raison de cet engouement ? Une situation facile d’accès, sécurisante et peu contraignante.

Cependant, derrière ce succès se cache une autre réalité : seulement la moitié des auto-entrepreneurs parviennent à vivre de leur activité. Pour preuve, le chiffre d’affaires moyen est de 3 500€ par trimestre, soit 1 166€ par mois … à peine plus qu’un SMIC. Malgré cela, le régime d’auto-entrepreneur accueille près de 25 000 nouveaux adhérents chaque mois.

Les entrepreneurs frileux trouveront toujours de fausses raisons de ne pas entreprendre. Alors pour vous aider au mieux dans votre projet de création d’entreprise, découvrez 4 conseils à suivre avant de vous lancer dans l’auto-entrepreneuriat !

1. Déclarez votre nouveau statut d’auto-entrepreneur

Que vous soyez étudiant, salarié, demandeur d’emploi ou retraité … vous pouvez adhérer au statut d’auto-entrepreneur. Pour créer votre statut de manière simple et rapide, vous pouvez vous rendre sur le site de Lautoentrepreneur.fr.

Selon votre situation, vous vous devez d’informer votre entourage professionnel de votre nouveau statut, notamment si vous êtes salarié. Votre employeur doit également vous fournir une autorisation écrite si votre activité est concurrente de la sienne. Si en revanche vous êtes demandeur d’emploi, vous devez alors avertir Pôle emploi de votre évolution de statut.

Si vous choisissez le secteur de l’artisanat, sachez qu’une qualification professionnelle est indispensable et qu’une immatriculation au répertoire des métiers est obligatoire. A l’inverse, les auto-entrepreneurs qui se lancent dans une activité commerciale sont dispensés de cette formalité.

D’autres statuts comme le portage salarial peuvent également répondre à votre besoin. Renseignez-vous sur les différentes possibilités qui s’offrent à vous avant de créer votre structure !

2. N’hésitez pas : faites-vous accompagner !

Dès le lancement de votre projet d’auto-entrepreneuriat, vous pouvez vous rapprocher d’organismes d’accompagnement pour vous aider dans vos démarches : chambres de commerce et d’industrie (CCI), chambres de métiers et d’artisanat ou encore réseaux spécifiques jeunes (système de tutorat entre jeunes entrepreneurs expérimentés). Mais vous pouvez également entrer dans une « couveuse » ou une coopérative d’activités et d’emploi (CAE). Ces structures vous permettent de tester votre concept grandeur nature en toute sécurité.

Enfin, le travail en coworking s’avère être l’occasion idéale pour faire des rencontres parfois décisives dans une nouvelle carrière. Les espaces de coworking permettent effectivement de créer des communautés de travailleurs indépendants qui vont mutualiser leurs compétences. C’est aussi l’opportunité de développer son réseau professionnel et de favoriser l’entraide, pour éventuellement déboucher sur des collaborations.

se faire accompagner

3. Étudiez bien votre situation financière

Avant même de vous lancer dans votre projet d’auto-entrepreneur, faites un point sur votre situation financière actuelle. En effet, vous ne pourrez certainement pas vous rémunérer dès la première année.

Si vous êtes déjà salarié, vous avez la possibilité de conserver une partie de votre rémunération tout en vous consacrant à votre projet : demandez un temps partiel. En revanche, si vous n’avez aucun revenu, faites appel à vos économies qui vous permettront de faire face aux premières charges.

Sachez toutefois que votre statut d’auto-entrepreneur vous offre un avantage fiscal : la déduction de vos cotisations santé. En résumé, en tant qu’auto-entrepreneur vous êtes considéré comme travailleur non salarié (TNS) et bénéficiez d’une couverture sociale moins étendue que celle des salariés. Certaines démarches ne sont effectivement pas couvertes par le système de protection sociale des travailleurs non-salariés et doivent donc être effectuées à titre privé (arrêts de travail, chômage, retraite). Mais c’est là qu’intervient la loi Madelin, puisqu’elle a pour objectif de pallier ces lacunes en vous offrant la possibilité de déduire vos cotisations à une mutuelle santé de vos impôts.

4. Protégez-vous avec une mutuelle santé adaptée

Au même titre que les autres assurés, les personnes soumises au régime d’auto-entrepreneur peuvent et doivent disposer d’une bonne mutuelle santé.

Les revenus parfois trop faibles des auto-entrepreneurs poussent certains d’entre eux à renoncer à une couverture santé. Cependant, nombreux sont les contrats de mutuelle qui proposent des remboursements adaptés au régime des auto-entrepreneurs et qui offrent une protection optimale à des prix avantageux.

Pour ne pas vous tromper et faire le bon choix, vous devez comprendre les garanties qui vous sont proposées et opter pour celles qui sont le plus adaptées à votre situation. Comparer les offres des mutuelles pour auto-entrepreneur vous permettra également d’obtenir un contrat qui répond à vos besoins, au meilleur prix.

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